À Colomiers, le PRCP aide les chômeurs à rompre l’isolement
Près de la gare, le PRCP réunit bénévoles, trois salariées et 400 adhérents autour de cours de français, d’appels à bénévoles et de repas-partage mensuels.
En bref
- L’association accueille chômeurs et personnes précaires depuis plus de 30 ans.
- Trois salariées et une vingtaine de bénévoles font fonctionner le lieu.
- La demande a glissé du numérique vers la maîtrise du français.
- Les candidats bénévoles passent par une période d’immersion.
Le Point Rencontre Chômeurs et Précaires de Colomiers (PRCP) accueille depuis plus de 30 ans des personnes sans emploi ou en situation précaire, avec une idée simple : ne pas les laisser seules face à leurs démarches. L’association est installée au cœur du quartier de Vignemale, à deux pas de la gare. Selon La Dépêche, son objectif, très concret et surtout humain, tient en une formule.
« Rompre l’isolement dans la recherche d’emploi »
La Dépêche, à propos de la mission du PRCP
Une équipe de bénévoles et trois salariées
L’association est présidée par Pierre Granier, lui-même bénévole. Il compte, en 2025, 400 adhérents en recherche d’emploi ou accompagnés vers le retour à l’emploi. Les trois salariées se répartissent des fonctions distinctes.
| Poste | Mission |
|---|---|
| Directrice administrative | Pilotage de l’association, accueil des candidats bénévoles (Sylviane Régnier) |
| Soutien informatique | Aide numérique et démarches administratives des adhérents |
| Alternante | Accompagnement à l’insertion professionnelle |
Le poste en alternance est volontairement mobile : au fil du temps, il doit correspondre aux attentes des adhérents et aux besoins du marché de l’emploi.
Du numérique à la maîtrise du français
Pendant une dizaine d’années, la demande des adhérents portait sur le numérique. Selon la directrice, quasiment tous s’y sont mis, et ce n’est donc peut-être plus la priorité. L’accent se déplace aujourd’hui vers la bonne maîtrise de la langue française.
L’association a mis en place des cours de français de différents niveaux. Elle réfléchit en outre à un soutien en français langue étrangère (FLE), jugé adapté aux besoins des personnes accompagnées. Selon l’orientation retenue, le profil du prochain alternant recruté pourrait être redéfini.
Repas-partage et parcours d’une adhérente
Chaque mois, un repas-partage réunit les adhérents et l’équipe. Lors de celui relaté par La Dépêche, Elida, adhérente, a présenté un repas bolivien, ses légumes, ses ingrédients et leur provenance. Elle a aussi résumé son parcours : « Ici, au PRCP, j’ai appris le français, la bureautique. J’ai aussi fait de la sophrologie, et de la peinture. » Elle souhaite maintenant apprendre l’anglais.
Pour Pierre Granier, président du PRCP, ces rendez-vous profitent aussi aux bénévoles : « Ces moments de convivialité et de partage rechargent aussi les batteries du bénévolat ! »
Devenir bénévole au PRCP
Une quinzaine de bénévoles interviennent régulièrement, chacun dans les secteurs d’activité qu’il maîtrise. L’association en cherche davantage, car les besoins ne manquent pas, et lance ses appels via la plateforme nationale « Je veux aider ». Voici ce que prévoit l’engagement :
- une présence régulière auprès des personnes accompagnées, dans toute la mesure du possible ;
- une période d’immersion auprès des adhérents avant de s’engager ;
- la possibilité, pour ceux qui ne souhaitent pas poursuivre, d’être orientés vers d’autres structures.
Cette dernière possibilité est précisée par Sylviane Régnier : « S’ils ne souhaitent pas poursuivre, je peux aussi leur conseiller d’autres structures. » Pendant cette période, les candidats participent aussi aux repas-partage mensuels.
Du côté de la gouvernance, Pierre Granier se donne pour objectif de « poursuivre le développement du PRCP ».
Photo : U.S. Air Force photo/Airman 1st Class Katrina Heikkinen / Wikimedia Commons